Apprends le silence et tu apprendras à entendre.        Frank Herbert
 

Ami-es voyageurs, à pied, à cheval, en vélo ou autre, voici une belle charte à lire et à partager.

Je ne suis pas un donneur de leçon mais cette manière de voir les choses de les pensées et de les vivre mérite d’exister et de la connaître. Alors je vous la partage.

Et bien voilà, GTA annulée…

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Objectif 2022 GTA – MB Famille Web (mbfamillermt.com)

Le lac d'Annecy

Notre ambition est simple : le partage

Qu’il soit photographique, de randonneur, de vécu, d’humeur, c’est notre partage, même si tout cela reste au niveau du « commun ». On ne peut pas être tous de grands voyageurs, de grands découvreurs, de grands photographes, etc. le quotidien a le mérite d’exister et à sa propre beauté. S’il n’y avait pas l’ombre, on ne verrait pas la lumière.

A chaque pas qu’il faisait sur la route, Siddhârta apprenait quelque chose de nouveau, car le monde pour lui était transformé et son cœur transporté d’enchantement. Il vit le soleil se lever au-dessus des montagnes boisées et se coucher derrière les lointains palmiers de la rive ; il vit, la nuit, les étoiles, leur belle ordonnance dans le ciel et le croissant de la lune, tel un bateau flottant dans l’azur. Il vit des arbres, des astres, des animaux, des nuages, des arcs-en-ciel, des rochers, des plantes, des fleurs, des ruisseaux et des rivières, les scintillements de la rosée le matin sur les buissons, de hautes montagnes d’un bleu pâle, au fond de l’horizon, des oiseaux qui chantaient, des abeilles, des rizières argentées qui ondulaient sous le souffle du vent. Toutes ces choses et mille autres encore, aux couleurs les plus diverses, elles avaient toujours existé, les rivières avaient toujours fait entendre leur bruissement et les abeilles leur bourdonnement ; mais tout cela, Siddhârta ne l’avait vu autrefois qu’à travers un voile menteur et éphémère qu’il considérait avec défiance et que sa raison devait écarter et détruire, puisque la réalité n’était point-là, mais au-delà des choses visibles. Maintenant ses yeux désabusés s’arrêtaient en deçà de ces choses, ils les voyaient telles qu’elles étaient…sans s’inquiéter de leur essence et de ce qu’elles cachaient…Qu’il était beau le monde pour qui le contemplait ainsi, naïvement simplement, sans autre pensée que d’en jouir !

Hermann Hesse