“Quand brebis secouent leur cloche, pluie en montagne est proche.” Proverbe français

GTA 2021

Hélas nous avons arrêté notre périple. Enneigement trop important sur certains cols ou crêtes (fortement déconseillés par gardiens de refuge), orages, torrents devenant difficiles à traverser, coulées de boues et de pierres, etc.

Par sécurité nous préférons stopper mais, nous repartons l’année prochaine, même périple mais une date différente.

Jacques Lanzmann

 Marcher, c’est retrouver son instinct primitif, sa place et sa vraie position, son équilibre mental et physique. C’est aller avec soi, sans autre recours que ses jambes et sa tête. Sans autre moteur que celui du cœur, celui du moral. »

 

Randonnée Montgesoye - Belvédère de la Thuyère

Marcher, c’est te rencontrer à chaque instant, ô compagnon de voyage.
C’est chanter au bruit de tes pas.
Celui que ton souffle a touché ne vogue pas à l’abri du rivage.
Il déploie au vent une voile agitée et navigue sur une eau tumultueuse.
Celui qui ouvre toute grande sa porte et en franchit le seuil reçoit ta salutation.
Il ne reste pas à compter son gain ou à s’apitoyer sur ses pertes ;
les battements de son cœur scandent sa marche ;
car tu chemines avec lui, pas à pas, ô compagnon de voyage.

Tagore (L’offrande lyrique)

Un programme d'activités nature à travers la Franche-Comté

Notre ambition est simple : le partage

Qu’il soit photographique, de randonneur, de vécu, d’humeur, c’est notre partage, même si tout cela reste au niveau du « commun ». On ne peut pas être tous de grands voyageurs, de grands découvreurs, de grands photographes, etc. le quotidien a le mérite d’exister et à sa propre beauté. S’il n’y avait pas l’ombre, on ne verrait pas la lumière.

A chaque pas qu’il faisait sur la route, Siddhârta apprenait quelque chose de nouveau, car le monde pour lui était transformé et son cœur transporté d’enchantement. Il vit le soleil se lever au-dessus des montagnes boisées et se coucher derrière les lointains palmiers de la rive ; il vit, la nuit, les étoiles, leur belle ordonnance dans le ciel et le croissant de la lune, tel un bateau flottant dans l’azur. Il vit des arbres, des astres, des animaux, des nuages, des arcs-en-ciel, des rochers, des plantes, des fleurs, des ruisseaux et des rivières, les scintillements de la rosée le matin sur les buissons, de hautes montagnes d’un bleu pâle, au fond de l’horizon, des oiseaux qui chantaient, des abeilles, des rizières argentées qui ondulaient sous le souffle du vent. Toutes ces choses et mille autres encore, aux couleurs les plus diverses, elles avaient toujours existé, les rivières avaient toujours fait entendre leur bruissement et les abeilles leur bourdonnement ; mais tout cela, Siddhârta ne l’avait vu autrefois qu’à travers un voile menteur et éphémère qu’il considérait avec défiance et que sa raison devait écarter et détruire, puisque la réalité n’était point-là, mais au-delà des choses visibles. Maintenant ses yeux désabusés s’arrêtaient en deçà de ces choses, ils les voyaient telles qu’elles étaient…sans s’inquiéter de leur essence et de ce qu’elles cachaient…Qu’il était beau le monde pour qui le contemplait ainsi, naïvement simplement, sans autre pensée que d’en jouir !

Hermann Hesse

Mis à jour juillet 2021